Jean d’Oran
Ces chansons sont pour la plupart autobiographiques
Un deuxième disque, enfin !
Enfin, quand je dis disque, c’est en référence aux temps anciens des galettes de 30 cm en vinyle qui se rayaient, qui s’encrassaient et qui donnaient rapidement l’impression que l’enregistrement avait été fait au coin du feu ! Il en reste l’idée des plages, et celle de la pochette carrée.
Celui-là est un peu plus sombre que le précédent, peut-être…
Des nuits :
Ces nuit où l’on part en balade, à l’aventure aventureuse, pas l’aventure aventurière ; mais ça tourne souvent en rond ou en ridicule : «Quel est votre signe ? Taureau ? Aahh, j’en étais sûre ! » Des aventures parfois glauques, et rarement illuminantes…
Des espoirs :
Des espoirs de bonheur ? C’est arrivé, et ça arrivera encore, cette merveilleuse congruence des âmes, des corps et des pulsions. Mais c’est parfois aussi au réveil l’effondrement de cet espoir, le désespoir de constater le désamour vite installé ; le désespoir aussi d’une humanité dont on fait partie, ce dont on peut avoir honte.
Plus sombre, avec plus de guitares électriques et moins de hautbois, et plus de textes mis en musique pour en faire des chansons que des chansons classiques.
Comme pour le premier opus, Norha a fait les prises de son, les guitares électriques, la basse que j’avais mal écrite à la souris, les batteries et certains arrangements. Il a aussi masterisé chaque chanson, sauf Comptine, traitée par Matthieu Lesieur au Studio Record It Yeah !
Les chansons suivantes seront mises à disposition dans les jours qui viennent ! Le mieux à faire si vous êtes intéressées ou intéressés est de vous enregistrer pour être mis au courant des modifications !
1 - Pianiste de bar — voir les paroles
2 - Nuits — voir les paroles
3 - Demain — voir les paroles
4 - Moloch — voir les paroles
NOUVEAU
5 - Giono — voir les paroles
6 - Les spectres noirs — voir les paroles
7 - Aldébaran — voir les paroles
1 - Pianiste de bar
Écouter un pianiste de bar que personne n’écoute ? Gérard Pontieux était le pianiste de l’Oyster Pub, Piano-bar et restaurant de Nice dans les années 70 où j’allais finir mes nuits d’étudiant, l’écouter chanter Bécaud, Brel, Ferré, Fugain, Lama, Legrand, Nougaro, et faire le bœuf avec les jazzmen de passage. Mais les remarques sont vraies : les clients du bar étaient souvent là pour draguer, ou boire…
Paroles et musique : Jean d’Oran | Directeur artistique : @Norhafr
Dix heures et quart
et quelque part
il va chanter
il va fumer
et il va boire
un scotch ou cent
ça fait vingt ans
que chaque soir
il vient s'assoir
sous le miroir
Et puis ce soir
encore une fois
comme chaque soir
ils seront là
venus pour voir
venus pour boire
ou pour les femmes
ou pour la dame
qu'ils aimeraient
bien enflammer
Mais il est là,
avec sa voix
il a le don
de ses chansons
alors le cœur
des dames en fleur
bat follement
à ses élans
de solitude
comme d'habitude,
et il leur chante
pour leur plaisir
les chansons de
leurs souvenirs
alors les yeux
des dames bleues
vont lui souffler
tous les mots-clés
pour qu'il emporte
leur âme morte.
- - - - - - - -
Trois heures et quart
et quelque part
au coin d'une rue
la grande enseigne
rouge s'est tue
et son cœur saigne
et il s'en va
finir sa nuit
très loin, là-bas,
le soleil luit
Lui voudrait bien
jouer Chopin
à pleines mains
et qu'à la fin
elle revienne
sa jeunesse
avec ses haines
et ses détresses
que ses amours
renaissent au jour
et vous croyez
que c'est facile
de bien chanter
l'esprit tranquille
de recommencer
tous les soirs
même quand on est
au désespoir ?
Demandez-lui.
2 - Nuits
…et puis marcher dans la nuit dans la ville en rentrant du Piano-bar, les rues désertes et les feux tricolores devenus clignotants orangés, parce qu’il est plus de deux heures… D’autres attardés, d’autres noctambules en quête d’on ne sait quoi, ou qui simplement rentrent chez eux; la marche qui donne le tempo et la chanson qui nait, comme ça, sur un rythme binaire, introspective…
Paroles et musique : Jean d’Oran | Directeur artistique et guitares électriques : @Norhafr
Mes pas qui marquent dans l'espace
le rythme d'un chant qui m'agace
entre les voitures bien rangées
et les clignotants orangés
des qui reviennent de faire l'amour
avec de petits yeux qui meurent
et des qui s'en vont faire l'amour
avec les yeux pleins de candeur...
Un mec tout seul sur une affiche
que je regarde et qui s'en fiche
qui dit à la nuit qu'il est bien
parce qu'il boit la bière «Machin»
Une fille qui fait la borne
et quand j'approche c'est un homme
malgré le fard et les faux-cils
elle est poilue jusqu'aux chevilles
La lumière bleue d'un réverbère
une clochard seul et triste et sale
et cette impression de misère
et son regard qui me fait mal
La rue d'après, c'est le silence;
un chat qui sort et qui s'élance
d'une poubelle qui déborde,
et une belle qui m'aborde...
et qui est belle!
L'amour, la nuit,
ça veut dire un hôtel,
avec un escalier,
la saleté partout
et cette chambre vile
ça me rappellerait
que l'amour et la nuit
que l'amour et la mort
c'est du pareil au même
et que je ne suis rien
ça me rappellerait
des choses inconnues
de quand j'étais tout nu
que j'ai trop bien cachées
Alors moi, j'attendrai
et quand il fera jour,
que le soleil sera
très haut, qu'il brillera
alors moi, je viendrai
et l'on vivra l'amour
3 - Demain
Une chanson dont je n’ai jamais su si j’en étais le sujet ou l’objet, si c’est une fille ou un garçon qui la chante, et qui la chante à une fille ou à un garçon... Tu, est-ce toi dont je parle ou moi qui chante ? Qui relate cette aventure, cette histoire qui n’a pas fini?
Une autre version du dé-espoir, de la perte de l’espoir. La tentation de fuir la souffrance de ne finalement pas être aimé au-delà de son corps. Le faux-amour, mais aussi parfois la rencontre de deux solitudes prisonnières de l’impossibilité d’aimer...
Paroles et musique : Jean d’Oran | Direction artistique et guitares électriques : @Norhafr
Demain ;
C’était demain, c'était hier,
Quand le piano s'est entr’ouvert,
Qu'entre ses dents de vieil ivoire
M'est apparue l'envie de boire.
Demain ;
La lune attendait la lumière,
La lune attendait depuis hier
Tu es apparu(e) devant moi,
Et tu as dit : je te veux, toi !
Demain,
Quand le soleil se lèvera
Sur notre lit et sur nos corps,
Quand disparaitra le décor,
alors,
tu te reconnaitras.
Demain,
Tu sortiras de notre lit,
Tu entreras dans mon oubli,
Tu renieras tous tes serments,
Tu remettras tes vêtements.
Demain,
Tu iras prendre un café-crème
en te jurant bien que tu m'aimes
et tu souriras aux passants
comme tu souris en ce moment.
Demain,
tu passeras sur l'autre bord,
tu oublieras jusqu'à mon corps;
moi j'attendrai jusqu'à la nuit,
et je m'échapperai du puits.
Demain,
C'était demain, c'est bien cela,
quand le piano s'entrouvrira,
qu'entre ses dents de vieil ivoire
m'apparaitra l'envie de boire
Demain
Tu prends ton courage à deux mains
et tu me dis que tu m'adores,
tu te ressers un peu d'alcool,
tu allumes une cigarette
et tu m'échanges un peu d'amour
contre une nuit sans solitude.
4 - Moloch
C’est parfois dangereux, de fréquenter une divinité: on en arrive à se battre avec un Dieu, ou contre soi…Moloch, Le dieu que Gustave Flaubert avait arrangé à sa sauce Salammbôesque, il n’avait rien de carthaginois, mais je l’ai cru pendant longtemps.
Il m’en reste le phantasme du Dieu cruel dont la colère n’est apaisée que par les sacrifices de ses propres enfants en holocauste. Un Dieu qui résout tes problèmes si tu lui offres la chair de ta chair dans une immense souffrance. Un ami, en somme, détestable, haïssable, et qu’il faut vaincre pour se libérer (de soi-même) et vivre, enfin.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Direction artistique et guitares : @Norhafr
Quand la musique emplit l’espace,
Quand les soleils se font étoiles,
Quand l’orient devient océan,
Et que tu es tout contre moi ;
Je t’aimerai,
Je t’aimerai.
Amène-moi dans ton système,
Et chante ma chanson de haine,
Et mets ta drogue dans mes veines,
And sing a song that changes my brain,
Et je t’aimerai,
Je t’aimerai.
Regarde au fond de l’Univers,
Là où il n’y a plus de terre,
Là où Moloch sort de la mer,
Lorsque tous les oiseaux se terrent,
Et je te suivrai,
Je te suivrai.
Moloch est couché sur la grève,
Et chante ma chanson de haine,
Joue avec le sable et le vent,
Et mets sa drogue dans mes veines,
Mais je le tuerai !
Je le tuerai !
Moloch, c’est le dieu de la mort,
Moloch, c’est le dieu de l’amour,
Moloch, c’est le dieu de mon âme,
Mon âme sans le cœur autour.
Moloch, tu es toujours autour,
A rire avec moi de mes tours,
A ricaner de mes amours ;
A ricaner de mes amours !
Mais je te tuerai !
Je te tuerai !
…………
Mais la musique devient vague,
Et ton corps se transforme en sable,
Et mon corps, poussé par les vagues,
Vient s’échouer sur ton corps stable
Et je vais t’aimer,
Je t’aimerai.
5 - Giono
Penser et se rendre compte que l’on ne fait pas le poids, question écriture.
Ah ! voilà une chanson qui n’est pas d’amour. Quoique, à tout prendre, les textes de Jean Giono ruissellent de désir, de passion et d’érotisme, et donc finalement d’amour.
Il n’est pas trop complexe, ce texte : essentiellement construit sur les titres de ses ouvrages et sur ses idée-force, avec ses mots.
Lisez, relisez Giono !
Maroussia (Maroussia Music) se trouvait au studio un jour d’enregistrement de ma voix. Je connais et j’apprécie beaucoup son travail ; je lui ai proposé d’ajouter sa voix à la mienne. Elle a très aimablement accepté, et je lui en suis très reconnaissant.
L’image qui illustre la vidéo sur YouTube est au départ une photo de Pierre Citron.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Direction artistique : @Norhafr
C'était un homme, ça
qui parlait simplement
de la terre et du ciel
et du large du ciel
et des grands bras de l'eau
avec des mots de sources
et des mots de caresses
et des mots faits tempête...
et qui retrouvait Pan,
et une joie paisible
dans les yeux des bergers,
et le souffle des bêtes
tandis que moi...
Je ne peux que le lire
et le relire encore
imaginer ces corps
qui s'enlisent et se tordent
et même qui se mordent
tellement ils ont faim
tellement ils sont loin
qu'ils entendent la lyre
et le délire de Pan,
Et il s'appelait Jean
justement, comme moi,
mais ce qu'il écrivait
lui, le chantait vraiment,
et ça parlait de rois
que la neige ennuyait
et de plateaux immenses
autour de la Durance.
Et même après sa mort,
comme un serpent d'étoile
ses mots gonflent encore
la jupe de nos voiles
tandis que moi...
Je ne peux que le lire
et le relire encore
imaginer ces corps
qui s'enlisent et se tordent
et même qui se mordent
tellement ils ont faim
tellement ils sont loin
qu'ils entendent la lyre
et le délire de Pan,
Quand ils font un enfant ;
Son nom était Giono
et ce sera Giono
tant qu'il y aura des livres
tant que l'on pourra vivre
et regarder Orion
un peu comme un ami
s'élancer dans la nuit
sur le plateau d'Albion.
Et même si désormais
sur le plan de Canjuers
on n'entend plus souvent
les brebis en détresse
il faut que vous sachiez
Que sa Provence à lui
est couverte de vies,
de dieux et d'aubépines
au revers des collines,
qu'il y a dans nos yeux
les seuls vraies richesses,
et que l'on est heureux
même dans sa tristesse
quand revient au printemps
le grand vent délirant
6 - Les spectres noirs
Comment sublimer le désespoir ? En rire avec des octosyllabes léonins à rimes plates et une blueserie à 16 mesures. Un exercice de rimes qui a toute sa place dans cet album puisqu’il y est question de des-espoirs… C’est simplement un intermède, une plaisanterie musicale avant de replonger dans la nuit.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Direction artistique et guitares électriques : @Norhafr
I
Les spectres noirs du désespoir
Viennent le soir dans mon manoir
Mais mes déboires peuvent s’assoir
Faire la foire et même boire
Moi je m’en fous, sur mes genoux
Tu es debout, tu fais la roue
Tu me souris sur ton grand bi
Et je me fie à ton esprit
II
Tous les hérauts, leurs oripeaux
Font le gros dos devant ta peau
Nous sommes là, sur ton sofa ;
Je pense à ça, tu ne penses pas ;
Mon horizon est sur ton front,
Mon pantalon dans un typhon.
En te voyant montrer les dents
Je me défends de sentiments
III
Pour mon bonheur je veux ton cœur,
Mais tu as peur pour ton honneur.
Je veux chanter pour mieux t’aimer,
Et me tuer à t’honorer.
Et les artères de nos Ethers
Battent le fer et ses mystères.
Mais les émirs du souvenir
Veulent nous dire qu’ils sont fakirs
IV
Si mon amour était trop lourd,
Je serais sourd à tes discours.
Si tu étais un peu moins gaie,
Je te dirais ce que je hais.
Mais mes déboires peuvent s’asseoir,
Faire la foire et même boire.
Car mes histoires et mes déboires
Sont des dortoirs sans rien à voir,
Ou à boire
7 - Aldébaran
Aldébaran est l’œil rouge de la constellation du Taureau. On a aussi appelé la chanson « Marie-Cécile », du prénom cité, forgé à partir de ceux d’une Anne-Cécile et d'une Marie-Sophie. La chanson sublime le désamour, raconte comment reprendre son vol après, d’un mouvement d’épaule, s’être débarrassé de celle-là qui ne nous aimait pas, ou plus. Et comment redevenir le roi qu’on voulait être, et embrasser à nouveau l’univers entier entre ses ailes, errer en toute liberté dans l’espace et le temps, être plus inutile que la musique mais exister enfin, vivant et symbolique.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Production : @Norhafr
Très au-dessus de la planète
à l'heure où le ciel est bien net
je promène bien tendrement
Marie-Cécile et ses tourments,
les ailes larges.
Marie-Cécile...
Elle me parle de son bel arbre
et du vent, du froid, et du marbre,
me dit que mes ailes s'érodent
et que je suis passé de mode;
mais moi, je vole,
mais moi, je vole,
avec elle entre mes épaules,
et ce désir de liberté
qui vient peu à peu me hanter.
Et je ne sais pourquoi soudain
me prend l'envie d'un looping,
et Marie Cécile s'écrase
au nord du détroit de Behring,
sur la banquise.
Marie-Cécile,
les jambes ouvertes comme un arbre
git, sur le sol de la banquise
rouge du sang de son bel arbre
planté dans le froid et la bise;
mais moi, je vole
mais moi, je vole
ma tête entre les deux épaules,
au milieu des oiseaux de proie,
des constellations qui ont froid.
Et je m'en retourne dans l'ile
où j'avais la place d'un roi...
les lumières d'une étrange ville
palpitent doucement vers moi,
moi, l'ex-roi...
Et je m'y pose;
et l'espace entame sa lyse
et le temps se psychanalyse
autour de mes ailes alourdies
par le fardeau de mes ennuis
mais je m'envole
mais je m'envole
loin de ces atmosphères trop molles
et je retrouve mes désirs
et je m'évade en plein délire
Des millions de fleurs qui s'éveillent
lorsque j'écrase mon réveil
et l'ile entre les deux soleils
se couvre d'étoiles vermeilles
Ô, les merveilles!
Et dans mes yeux
des escaliers fous se promènent
avec le sable des arènes
où, jeune taureau de combat,
j'étais déjà bien plus que moi;
depuis je vole,
depuis je vole;
de processions en farandoles;
autour de moi tournent, enlacées,
des tas d'étoiles ensorcelées...
8 - Cosmique
Partir dans les étoiles et en revenir? Cette chanson est très ancienne; elle est vieille(😉 Gilbert Bécaud). C’est la chanson astronomico-onirique d’un étudiant amoureux perdu en cours d’immunologie, et qui a trop lu de Science-fiction, en pleine période de Progressive Rock ! Elle parait précieuse? Elle l’est; mais on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans… Ah, l’obélisque de feu!
Paroles et musique : Jean d’Oran | Production : @Norhafr
Le chat aux plumes bleues de son sourire de charme
boit délicatement l'amour de ses yeux parme;
un vol de pianos droits déplie mon âme instable
pour la voir se résoudre aux gouffres de son charme.
Le cristal de temps qui nage sur ses lèvres
écrase de son poids l'espace de mes rêves
tandis qu'elle regarde avec sérénité
l'obélisque de feu que j'avais érigé.
Ma raison s'effeuillant moléculairement
diffracte lentement l’abîme de mon âme;
le jade de son corps, dans sa chaleur de glace,
repousse les assauts des Titans de mon cœur.
Une constellation de neurones étoilés
quête inlassablement un corps à habiter.
Les enfants des étoiles célèbrent en silence
les feux dégénérés des Dieux d'un autre espace.
Les traditions perdues, les rites oubliés
par les vies qui ponctuent toutes ces galaxies
se retrouvent en ce point si souvent recherché
où les gravitations ne se font plus sentir.
L'amour que je lui porte se trouve ici plus fort,
comme s'il était ailleurs inhibé par les autres:
l'ADN viral du feu qui me dévore
cherche le génophore de son indifférence.
…...
Ce chat aux plumes noires, au fin sourire d'ambre,
déchire lentement de ses cornes émoussées
le cœur tout palpitant de l'amour insatiable
que son aura induit en mon cœur aliéné.
9 - Rapprocher l’horizon
Re - retomber amoureux, c’est un sentiment et un désir conjoints qui s’installent entre nous, prennent leurs aises et nous entraînent dans un grand tourbillon entre valse de Camille Claudel et Baiser de Rodin. C’était aussi la rencontre de tas de liaisons faibles et fortes (elle était chimiste) qui poussent deux êtres l’un vers l’autre. Du bonheur ? En tous cas, ce fut un déluge d’amour et de poésie denses.
C’était une valse; et puis… Je l’ai jouée sur une Stratocaster ! On ne dira jamais assez le rôle de la Stratocaster dans la musique. Cela a donné une chanson plus rock, plus rythmée, avec des vrais morceaux d’overdrive dedans !
Cédric Habtiche est passé au Studio pendant une session et a bien voulu donner de la voix pour étoffer les chœurs, et c’était très bien ! Qu’il en soit remercié.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Production : @Norhafr
Une pluie de soleil
Qui tombe doucement;
La grande ville triste
Envahie de beau-temps;
Et moi qui me promène
Au bras de mon ballant;
Ce ballant c’est ma vie
C’est mon amour vivant,
Mon roman mon enfant,
Ma folie mon envie;
Je te vois qui souris
Et qui me dis Merci.
Et puis tu chantes des chansons
Qui rapprochent mes horizons,
Qui éloignent de moi la peur
Et me fiancent avec le bonheur!
Et je t’aime, oh, je t’aime
Je t’aime; je t’aime!
Et je te vois naitre des vagues
Et t’avancer belle, vers moi;
Et te coucher, nue, dans le sable
Tout contre moi, tout contre moi!
Et je t’aime; oh, je t’aime
Je t’aime; je t’aime!
Tu balances ma vie
Entre toi et ton lit;
Tu promènes mon cœur
Entre fleurs et bonheur;
Je t’entends qui me dis
Des mots tendres et chauds;
Qui souris et ris,
Juste parc’qu’il fait beau.
Tu t’accroches à mon bras
Tu m’attires vers toi,
Et tu presses ton corps
Et tu m’embrasses encore!
Et puis tu chantes des chansons
Qui rapprochent mes horizons,
Qui éloignent de moi la peur
Et me fiancent avec le bonheur!
Et je t’aime, oh, je t’aime
Je t’aime; je t’aime!
Et je te vois naitre des vagues
Et t’avancer belle, vers moi;
Et te coucher, nue, dans le sable
Tout contre moi, tout contre moi!
Et je t’aime; oh, je t’aime
Je t’aime; je t’aime!
ad libitum:
Et je t’aime, oh, je t’aime
Je t’aime; je t’aime!
10 - Je t’aime, je t’aime.
Être de nouveau émerveillé par un authentique, un véritable amour. Mais est-ce que tous les amours ne sont pas authentiques et véritables? Si, mais certaines font tellement battre le cœur qu’on peut se dire: maintenant je peux mourir, et être heureux. C’est d’un de ces amours dont je parle, qui s’est mal terminé, mais c’était tellement fort que le souvenir en est resté, presque joyeux.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Production : @Norhafr
Je t’aime, je t’aime
Je ne sais plus dire que: je t’aime
A en mourir, à en sourire
A la folie.
A te serrer entre mes bras
Fort
Et puis longtemps
A m’arrêter de respirer
Pour écouter battre ton cœur
Pour t’écouter.
Je t’aime, je t’aime
Je ne sais plus dire que: je t’aime
Et je me meurs loin de ton cœur
Dans une lande.
Quand tu souris comme ça, tu vois
Je ne sais que faire du bonheur
Qui passe de tes yeux dans mon cœur
Qui résonne sous mes cheveux
Dedans ma tête
Je t’aime, je t’aime
Je ne sais plus dire que: je t’aime
Il n’y-a que cette guitare et moi
Et ton regard.
Il y a tes yeux et puis tes lèvres
Qui tournent et tournent autour de moi
Il y a ton corps et tes cheveux
Et je me noie dans tes cheveux
Je sens ta peau.
Je t’aime, je t’aime
Je ne sais plus dire que: je t’aime
Je n’aurai pas assez de temps
pour dire combien de fois je t’aime.
J’ai le vertige de ton corps
Je ne sais plus où est le nord
Il y mon cœur qui devient feu
Il y a du brouillard dans mes yeux
Mais tu me guides par la main.
Je t’aime, je t’aime
Je ne sais plus dire que: je t’aime
Je voudrais t’offrir l’univers
Je n’ai que ma musique et moi.
Et puis tout cet amour pour toi
Qui explose quand je te vois
Quand tu souris
Et que tu me dis que tu m’aimes.
Oh, que je t’aime
Je t’aime, je t’aime
Je ne sais plus dire que : je t’aime
11 - La moisson
Retrouver la sérénité dans l’amour, quand on est enfin aimé autant qu’on aime; et tout change alors, tout devient bonheur et certitude de bonheur.
Alors avec cette certitude, resurgissent un petit taureau, la pluie, et la tentation de se diviniser, puisque désormais d’une puissance infinie.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Production : @Norhafr
Maintenant le soleil
Se lève à l’horizon d’un orient nouveau
Du côté de ses reins.
Et accomplit sa course autour de son bassin
Pour aller se noyer au fond d’une vallée
D’où mon corps prisonnier ne veut pas s’échapper
Maintenant la musique
Emane de sa peau en vapeurs maléfiques
Aux parfums de beauté.
Je déclare venu le temps des astres morts
Qui tournent en mon cœur,
En quête d’absolu.
Je déclare venu le temps de ma richesse
Avec des océans immenses, et belliqueux
Pour porter ma tendresse aux rives de ses yeux
J’affirme que le christ est mort un jour de pluie
Que la pluie me va bien et lave la tristesse
Que le soleil est bon mais que j’aime la pluie
Je déclare venu le temps des dieux-taureaux
Et que les toreros ne porteront plus d’armes
J’insiste sur le point que les toréadors
Et autres picadors
Sont bêtes malfaisantes, et à éliminer
Je veux pour univers le sable des déserts
Et les feuilles des arbres
Les galaxies connues et les dieux inconnus
La maîtrise des mers et les feux de Satan
Je déclare venu le temps de ma moisson !
12 - De froment, de soleil et de vent
Revenir sur Terre après les grands espaces. Encore une chanson astronomico-onirique sans refrain Elle a eu un autre titre: «Apaisé ». Elle dit simplement je t’aime à celle qu’on aime.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Production : @Norhafr
De curieuses chimères
qui coiffent les cheveux
de deux ou trois comètes
échevelées de vent...
une planète bleue
identique à la terre
qui tourne loin, là-bas,
autour d'un soleil morne....
et cette chose étrange
qu'ils appellent Japet
m'apprend à discerner
les faux-génies des anges
Et pendant ce temps-là
du cœur de l'infini
j'aimerais que le vent
se lève tendrement
Moi je rêve de joies
immenses et dérisoires,
de rivages apaisés
aux plages ensanglantées,
moi je rêve de joies,
et je rêve de toi,
et je rêve de nous...
Je t’aime tellement,
Et j’ai envie d’écrire des mots simples,
Pour rire
Et des mots de froment, de soleil et de vent,
Et que pour tous les deux
Tes yeux brillent du feu
Qui embrase ma vie.
13 - J'aurais pas pu imaginer
Ça alors, une chanson qui n’est pas d’amour!
Le jour se lève. Et la cité s’éveille. Faire retrouver l’impression qui nous envahit lorsque l’on ouvre la fenêtre au petit-matin, qu’on emplit ses poumons de bien-être et que le sentiment d’exister redevient présent, en assistant au réveil des oiseaux.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Production : @Norhafr
La ville est encore endormie
Elle a toujours son air de nuit
Mais y’a comme qui dirait du rose
Qui maquille son air morose
Et des oiseaux en haut des arbres
Qui vont comme ça d’arbre en arbre
Porter la nouvelle du jour,
Le soleil qui nous dit «bonjour!»
Refrain J’aurais pas pu imaginer
Qu’y’ait tant d’oiseaux dans ma cité
Moi je n’y vois que des bagnoles
Des gens paumés, les coups la gnôle
Mais ce matin c’est pas pareil
L’envie m’a pris d’voir le soleil
Je n’aurais pas pu imaginer
Moi qui suis plein de cigarettes,
D’alcool et d’idées pas très nettes
Moi qui ne fais rien de mon corps
Que de l’argent et plus de sport
Quand mon ulcère m’a réveillé
J’ai vu l’aube entre les volets
Je suis sorti, j’ai respiré,
Dehors, tout était apaisé
Refrain Et j’ai commencé à marcher
Et puis un chien est arrivé
Il était heureux comme un fou
Et j’ai eu envie d’être fou.
Et puis j’ai rencontré des gens
Qui avaient des soucis d’argent
Mais qui souriaient au soleil
Aux oiseaux et à leurs merveilles
Refrain
14 - Comptine
Cadeau. Une chanson écrite il y a longtemps, qui cite des nations, des villes; et le temps passe et les nations, les villes, les êtres humains sont plus fraternels, mais au bout de quelques années, souvent ça recommence, et le texte de la chanson redevient malheureusement d’actualité.
Paroles et musique : Jean d’Oran | Ingénieur du son et Mastering : Matthieu Lesieur, Studio Record It
En Argentine,
aussi en Chine,
des gens qui ne
demandaient que
la liberté,
sont torturés,
emprisonnés,
comme en Iran,
au Turkestan,
ou à Oran...
La liberté,
on l'a chantée,
on l'a priée,
on l'a violée,
on l'a tuée...
On en a fait
plusieurs tableaux,
un grand bateau,
et un gâteau
qu'on a mangé...
En Argentine,
aussi en Chine,
des gens qui ne
demandaient que
la liberté,
sont torturés,
emprisonnés,
et sont violés,
dilacérés,
assassinés...
Comme en Syrie,
et en Russie,
comme en Iran,
comme au Liban,
ou à Milan.
Mais le gâteau était bien bon.
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